La nouvelle n’avait été rendue publique que le lendemain, 24 avril, lorsque sa Sainteté le Pape Jean-Paul II avait procédé à la la proclamation publique (au cours du synode des évêques sur l’Afrique). Isidore Bakanja est né vers 1885, dans la région de Mbandaka. Après son baptême, il cultive une dévotion spéciale pour la sainte Vierge Marie. Malgré les ennuis rencontrés dans son travail à cause de sa fidélité au Christ, il reste ferme dans sa foi. En février 1909, Van Cauter (son patron, belge) ordonne avec grossièreté à Isidore Bakanja, qui le servait à table, d’ôter son scapulaire mais le jeune homme lui répondit qu’il ne le fera pas. C’est alors que Van Cauter, pris de colère, arracha le scapulaire que portait Isidore Bakanja, le jeta à son chien puis alla lui-même chercher la chicote de peau d’éléphant, percée de deux clous. Isidore Bakanja fut battu jusqu’au sang, d’au moins deux cents coups. Après ce supplice, Isidore Bakanja, inconscient, fut porté en prison, attaché les pieds dans deux anneaux métalliques fermés avec un cadenas et reliés à un énorme poids. Il demeurera 4 jours dans cet endroit, sans soins et sans nourriture. Bakanja n’avait pu guérir de ses blessures. À la fin de juillet 1909, il exprima le pardon qu’il accordait généreusement à son meurtrier et assura qu’il prierait beaucoup pour lui au ciel. Le 15 août 1909, physiquement épuisé par 6 mois de souffrances intolérables, Isidore Bakanja expira paisiblement.
Le 23 avril 1994, le Saint-Siège proclame Bakanja Bienheureux.
Laisser un commentaire