En rentrant au Zaïre en décembre 1996, après avoir passé plusieurs jours d’hospitalisation en France, Mobutu avait promis une “attaque foudroyante et totale”. A ce moment-là, plusieurs villes de l’est du pays étaient déjà sous le contrôle de l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila. Et c’est dans l’après-midi de ce 17 février 1997 (3 mois après le début de la guerre) que Mobutu mettra en exécution sa menace.
L’on assista, ce jour-là, aux premiers bombardements aériens de l’armée zaïroise dans les zones occupées par l’AFDL de LD Kabila. Les bombardements de ce jour-là avaient été opérés par le colonel serbe Dominic Yugo et les mercenaires recrutés par les conseillers du président Mobutu. Ils avaient ciblé principalement là ville de Bukavu, mais aussi Walikale et Shabunda. A Bukavu, les déflagrations de bombes avaient plutôt touché un marché, faisant au moins 9 morts et 37 blessés. Un communiqué du ministère de la Défense et l’état-major zaïrois indiquera que l’armée de l’air zaïroise visait “des positions stratégiques militaires des rebelles” et que les opérations de bombardement se poursuivraient sur d’autres secteurs, notamment Uvira et Goma. Ces bombardements n’apportèrent rien au moral des soldats zaïrois qui fuyaient devant l’avancée des troupes de l’AFDL. Quelques semaines après ce début de bombardement, l’AFDL parvint à conquérir la ville de Kindu; puis Kisangani en mars de la même année.

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