Le 10 janvier 2014, jour où la ville de Goma [et certaines villes de l’est de la RD Congo] avait célébré le “décès” du Président rwandais, Paul Kagame.

C’était autour de 10h locales lorsque toutes les artères principales de Goma avaient été prises d’assaut par une marée humaine constituée d’étudiants, élèves, ouvriers, motocyclistes… qui manifestaient tous leur joie en apprenant l’éventuelle “mort” du Président rwandais, Paul Kagame. Avec des cercueils vides sur les épaules et croix en mains, les manifestants chantaient et accueillaient avec joie la “mort” de celui qui a toujours été accusé d’être “le parrain des rébellions” à répétition dans le Kivu. Pourtant, il s’agissait d’un canular lancé la veille, 9 janvier, sur Twitter par Microblogging indiquant “Paul Kagame vient de nous quitter. RIP”. A Goma, la rumeur qui courrait dans la ville était que le Président Paul Kagame avait été assassiné dans sa résidence, dans la nuit du 8 au 9 janvier 2014 à Kigali.
Après plus de trois heures de célébration, les gomatraciens (habitants de Goma) mirent fin à la fête, convaincus qu’il s’agissait d’une rumeur. C’est alors que commença la polémique sur une photo prise par une jeune journaliste de Goma et sur laquelle on apercevait un camion de la Mission des Nations Unies (Monusco) rempli de jeunes en liesse. Dans un communiqué de presse, la Monusco expliqua que “le camion a été pris par des manifestants lors d’une mission régulière”, et que “le chauffeur était seul et désarmé lorsque l’incident s’est produit”. Pas convaincu de cette explication, le représentant du Rwanda aux Nations Unies (le diplomate Olivier Nduhungirehe) avait relancé la polémique autour de cette question quelques jours après ; ce qui avait conduit à la convocation de Martin Kobler (alors Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RD Congo) devant le Conseil de sécurité en vue de s’expliquer sur cet incident. Au lendemain de la session, Olivier Nduhungirehe finit par écrire sur son compte Twitter “C’est le moyen âge au Congo, pire que dans la caricature Tintin au Congo”.

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