Le 8 mars 1977, une force rebelle de 1500 hommes venus de l’Angola oriental envahit la riche région minière du Shaba, dans le sud du Zaïre. Il s’agissait des éléments du Front National de Libération du Congo (FNLC) qui avaient le soutien dugouvernement angolais (en réaction à l’appui du président Mobutu à l’UNITA de Jonas Savimbi) et, possiblement, du Cuba. Mal encadrée, privée de soutien logistique, l’armée zaïroise s’effondre rapidement. Sur place le désordre est à son comble et un début de panique se fait sentir parmi les forces armées zaïroises. Le centre minier de Kolwezi, une position stratégique, est menacé. Sa chute signifierait la déstabilisation du Zaïre et mettrait en danger la vie des 500 ressortissants français qui travaillent à la compagnie minière. Pour les français et les américains, l’influence soviétique était manifeste dans la sous-région et il fallait la stopper à tout prix. C’est dans ce contexte que la France décida d’une intervention militaire.
Et ce 3 mars, le colonel Franceschi (Chef de corps du 1° RPIMa) sera dépêché sur place, avec un détachement de 20 officiers et sous-officiers. Leur mission est simple : “Il faut sauver Kolwezi”. Investis de tous les pouvoirs civils et militaires et s’appuyant sur un noyau de cadres zaïrois et européens demeurés à leur poste sous l’autorité du courageux Général Singa, les soldats français prirent en mains tous les leviers de commande : renseignement, opérations, logistique. L’engagement français entraîna de nombreuses conséquences. Au bout de quelques semaines, l’armée zaïroise retrouva sa cohésion et la défense de Kolwezi fut assurée. Sur le plan géopolitique, l’intervention sans équivoque de la France encouragea d’autres pays africains à s’engager aux côtés du général Mobutu. C’est ainsi que le 10 avril, un premier bataillon de 1100 parachutistes marocains arriva à Kolwezi avec ses véhicules transporté par un pont aérien organisé par l’armée française.
Le 3 avril 1977, des soldats français atterrissent au Zaïre pour appuyer le Président Mobutu (Opération Mazurka).
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