C’était 6 mois après la prise de pouvoir par le colonel Joseph-Désiré Mobutu. A l’issue d’une réunion tenue la veille, le 2 mai, il signa, ce jour-là, un décret qui consacrait la débaptisation de la capitale congolaise et de 6 autres grandes villes du pays. Officiellement, le régime de Mobutu voulait rompre avec l’héritage colonial :
Léopoldville, la capitale, devenait “Kinshasa”. “Kinshasa” serait venu du mot “insasa”, qui signifie petit marché en “teke”;
Elisabethville (deuxième ville du pays) devenait Lubumbashi;
Stanleyville (troisième ville) devenait “Kisangani”;
Coquilhatville devennait “Mbandaka”;
Luluabourg devenait “Kananga”;
Paulis devenait “Isiro”; et
Baningville devenait “Bandundu”.
Notons que quelques années avant l’indépendance de 1960 et lors du recours à l’authenticité de 1971, d’autres villes avaient été/furent débaptisées :
Jadotville était devenu “Likasi”
Costermansville était devenu “Bukavu” (en 1953);
Thysville était devenu “Mbanza-Ngungu” (en 1961);
Albertville était devenu Kalemie;
Port-Franqui était devenu Ilebo
Le 3 mai 1966, Léopoldville devient Kinshasa.
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