Ce jour-là, le Président Mobutu signait à partir de Gbadolite, l’ordonnance n° 91-097 [du 11 avril 1991] portant création et composition de la Conférence nationale.
L’ordonnance stipulait que la Conférence nationale devait amener le peuple zaïrois à se réconcilier avec lui-même dans la globalité. Pour Mobutu, il fallait éviter qu’elle se transforme inutilement en un tribunal populaire ou en une cour de règlement des comptes.
Les missions suivantes lui avaient été assignées :
(a) Discuter de toutes les questions d’intérêt national en vue de la démocratisation des options fondamentales de la Troisième République;
(b) Élaborer un projet de constitution à soumettre au référendum populaire;
(c) Déterminer le contenu de la loi électorale et élaborer un calendrier électoral.
Initialement prévue pour 30 jours, la Conférence nationale s’était étalée sur une année et demi. Elle est restée jusqu’à ce jour comme la conférence la plus longue et la plus réfléchie de l’Afrique, mais dont les résolutions n’ont jamais été sérieusement appliquées.
11 avril 1991, JOUR DE TOUS LES ESPOIRS AU ZAÏRE.
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