Le 10 avril 2013, l’opposant congolais et Président du parti politique “Démocratie chrétienne”, Eugène Diomi Ndongala, est arrêté et envoyé à la prison centrale de Makala. Quelques jours auparavant, son immunité parlementaire avait été levée sur demande du Procureur général de la République pour engager des poursuites judiciaires contre lui. A ce moment-là, il était poursuivi pour viols sur mineures; des faits qui se seraient produits en juin 2012 à Kinshasa.
Quelques mois après sa incarcération, il se retrouvera avec une deuxième inculpation pour complot contre la vie du chef de l’Etat et du Premier ministre, et organisation d’un mouvement insurrectionnel baptisé “Impérium” (un mot qu’il aimait souvent utiliser pour parler du combat de Tshisekedi dans la contestation de la réélection du Président Kabila en 2011).
Avant son incarcération “officielle” du 10 avril, Diomi Ndongala était porté disparu depuis juin 2012. Il avait été retrouvé vivant 4 mois plus tard, sa famille estimant que l’opposant avait été enlevé et détenu par les services secrets. Après un procès très contesté, Eugène Diomi Ndongala fut condamné le 26 mars 2014 à 10 ans de prison pour viols sur mineures.

Laisser un commentaire