Le 22 mars 2007, affrontements à Kinshasa entre les forces gouvernementales et les combattants de Jean-Pierre Bemba.

Ce jour-là, Kinshasa connait sa première journée de violence depuis que Jean-Pierre Bemba a reconnu la victoire de son adversaire, Joseph Kabila, à l’élection présidentielle d’octobre 2006. L’élément déclencheur de ces affrontements semble avoir été l’ordre donné, le 13 février, par le lieutenant général Kisempia Sungilanga Lombe (Chef d’état-major général de l’armée) qui donnait jusqu’à la mi-mars aux hommes de JP Bemba pour incorporer l’armée régulière et limitait à douze policiers les effectifs chargés de la protection de Bemba. JP Bemba (qui avait été élu sénateur en janvier de la même année) refusait au nom de la préservation de sa sécurité physique et la protection de ses avoirs matériels.
Dans la matinée de ce 22 mars, la tension devient vive aux abords de la résidence de JP Bemba, gardée par son “Détachement de Protection Personnelle” (DPP, qui était composée d’une centaine de personnes) et des tirs isolés à la provenance non établie se font entendre. Puis les combats entre le DPP et les FARDC s’intensifient, ce qui pousse JP Bemba à se réfugier à l’ambassade d’Afrique du Sud. Au soir de ce 22 mars, le DPP de JP Bemba semblait l’emporter mais n’avait pas été ravitaillée ni en vivres ni en munitions. Le 23 mars, les combats avaient repris dès 5 heures du matin et, cette fois, les forces gouvernementales avaient pris le dessus. Un nombre important de soldats de Bemba s’était alors rendu à la Monuc et d’autres avaient fui à Brazzaville. C’est à l’issue de ces combats que JP Bemba s’était décidé de quitter le pays et de fuir en Europe où il sera arrêté en mai 2008 à la suite d’un mandat établi par la CPI.

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