Le 3 décembre 1967, première greffe du coeur de l’Histoire

Ce jour-là, une équipe de médecins sud-africains, dirigée par le chirurgien Christiaan Barnard, épate le monde entier en réussissant une greffe du coeur dans un hôpital du Cap (Cape Town). Il y avait déjà eu des transplantations rénales et des greffes du foie, mais c’était pour la première fois qu’un coeur était greffé avec succès. Le malade, un quinquagénaire diabétique du nom de Louis Washkansky, reçevait à cette occasion le coeur d’une jeune femme décédée dans un accident de voiture. L’opération dura presque 5 heures. Une fois le coeur greffé au patient, il fut stimulé avec des électrodes pour le repartir. Une des craintes des médecins était un rejet immunitaire. Afin de l’éviter, Washkansky reçut des stéroïdes et des traitements de radiation au cobalt. Malheureusement, le patient décéda 2 semaines et demi après (le 21 décembre 1967) de complications pulmonaires.
Cette percée fit rapidement le tour du monde. Si elle suscitait des réactions positives sur le plan scientifique, elle souleva également des questions éthiques, notamment de la part de groupes religieux. Malgré la mort du patient, ainsi que quelques échecs dans des hôpitaux américains, les greffes cardiaques deviendront rapidement une pratique courante. On estime en 1969 qu’une soixantaine d’équipes médicales avaient déjà procédé à un remplacement cardiaque. D’autres avancées, comme l’utilisation de la cyclosporine (un immunosuppresseur) auront aussi un impact important sur le taux de réussite de ces opérations et la durée de vie des greffés. Au début du XXIe siècle, le nombre de transplantations cardiaques à travers le monde s’élèverait à plus de 5.000 annuellement.

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