Le 28 novembre 2000, l’exécution d’Anselme Masasu Nindaga est confirmée par Roberto Garreton (rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’hommes en RD Congo).

Masasu Nindaga avait été exécuté 4 jours plus tôt, le 24 novembre 2000. Le gouvernement congolais se refusait de confirmer l’information au début, jusqu’à ce que Roberto Garreton, rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’hommes en RD Congo, confirme la nouvelle au cours d’une brève conférence de presse qu’il avait animée dans la salle des réunions de l’OMS/Kinshasa (dans l’enceinte de la Clinique kinoise) ce 28 novembre 2000. Masasu Nindaga était l’ancien chef d’état-major des Forces Armées Congolaises (FAC), conseiller spécial en matière de sécurité de feu Laurent-Désiré Kabila, et premier vice-président de l’AFDL
Pour rappel, tout avait commencé en début novembre 2000. Dans la guerre que l’armée congolaise de LD Kabila mène contre les rebelles du RCD Goma et ses alliés rwandais, quelque 3.000 soldats gouvernementaux (parmi lesquels se trouvaient le jeune général Joseph Kabila et le général John Numbi), subissent une cuisante défaite en perdant la localité de Pweto, au point de se replier vers la Zambie. Le 7 novembre 2000, le Commandant Anselme Masasu Nindaga est arrêté, en compagnie de 120 autres soldats et officiers originaires du Kivu. Ils seront accusés d’avoir collaboré avec l’ennemi dans la chute de Pweto. Après un procès très expéditif sous un arbre en présence de 4 officiers supérieurs de la Cour d’ordre militaire (COM), Masasu Nindaga sera exécuté le 24 novembre 2000 dans la localité dite Cotonnière (Katonie), près de Pweto, au Katanga.

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