Le 12 novembre 2012, Sultani Makenga rejoint cinq autres dirigeants du M23 sur la liste des Nations unies des personnes visées par des sanctions.

Ce jour-là, conformément au paragraphe 2(g) des Directives du Comité du Conseil de sécurité (créé par la résolution 1533 de 2004) concernant la République démocratique du Congo, le chef militaire du M23 (Sultani Makenga) est ajouté à la liste de 5 autres dirigeants du M23 visés par des sanctions : interdiction de voyager et gel des avoirs. À la tête de l’Armée révolutionnaire congolaise (l’armée du M23), Sultani Makenga était accusé d’avoir commis et ordonné de graves violations du droit international, à savoir notamment la prise pour cible de femmes et d’enfants dans des situations de conflit armé, ainsi que des meurtres, mutilations, violences sexuelles, enlèvements et déplacements forcés. Il lui était aussi imputé la responsabilité de violations du droit international liées aux opérations de recrutement et d’utilisation d’enfants par le M23 dans le conflit armé en RDC. Enfin, le Comité du Conseil de sécurité estimait que c’est sous le commandement de Sultani Makenga que le M23 avait perpétré de nombreuses atrocités sur la population civile.
Trois jours après cette annonce (le 15 novembre), le M23 lançait son offensive sur Goma et finit par s’emparer de la ville le 20 novembre.

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