Le 22 février 2005, décès du lieutenant-général Sylvestre Lwetcha.

Sylvestre Lwetcha était un des grands “Maï-Maï”, très respecté au sein de la communauté Bembe. Il était beaucoup plus connu dans les territoires de Fizi et Uvira dont il maîtrisait très bien le relief géographique ; peu bavard, très réfléchi et un homme aguerri, familièrement connu sous le nom de “Jemadari” (Général, en Swahili) à cause de ses prouesses sur le champ de bataille. Né dans le Lulenge (Territoire de Fizi), il croise Laurent-Désiré Kabila vers les années 1964 près de Kigoma (en Tanzanie), dans le camp de réfugiés congolais de Kigwa (ils ont tous fui la répression de Mobutu). C’est de là qu’il se décide de rejoindre le maquis de Kilembwe (“Hewa Bora”) et restera fidèle à Laurent-Désiré Kabila jusqu’au déclenchement de la “guerre de libération” de 1996 contre le régime de Mobutu.
Après la prise de Kinshasa en mai 1997, Laurent-Désiré Kabila le nomme président de la Commission Nationale de Pacification (CNP), une structure du gouvernement qui tentait de mettre fin aux conflits et à l’hostilité entre différentes communautés du Nord et du Sud-Kivu, et particulièrement entre les Banyamulenge et les autres ethnies. En juillet 1998, au déclenchement de la rébellion du RCD-Goma soutenue par le Rwanda, c’est au général Lwetcha que le Président Laurent-Désiré Kabila confie la charge de coordonner la résistance des combattants nationalistes Maï-Maï disséminés dans la région s’étendant entre la zone de Fizi et le Sud de la Baie de Burton (Ubwari-Kazimia-Wimbi). En septembre 1999, il est nommé chef d’Etat-Major des Forces Armées Congolaises (FAC), poste qu’il occupera jusqu’à l’arrivée de Joseph Kabila en 2001.

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