Le 12 janvier 1972, l’ordonnance-loi n°72/002 du 12 janvier 1972 institue l’Université nationale du Zaïre (UNaZa).

Université nationale du Zaïre (UNaZa) était le nom du regroupement des universités du Zaïre qui a existé de 1972 à 1981. Devant l’absence de coordination de l’enseignement supérieur, les autorités zaïroises décidèrent de l’unifier en créant une institution fortement centralisée qui rassembla les universités et les instituts supérieurs qui existaient alors. L’UNaZa était administrée par un Conseil Révolutionnaire de l’Université (CRU) et gérée par un Recteur assisté d’un Administrateur Général. A la tête des 3 anciennes universités devenues campus universitaires (de Kinshasa, de Lubumbashi et de Kisangani), il y avait désormais des Vice-Recteurs (un par campus). C’est seulement en 1981 que la décision d’État n° 09/CC/81 du 3 juin et l’ordonnance-loi n° 25/81 du 3 octobre, consacrèrent de nouveau le principe de la décentralisation de l’enseignement supérieur, faisant éclater l’UNaZa en trois différents établissements publics autonomes d’enseignement, correspondant à ses trois campus : Université de Kinshasa, Université de Lubumbashi et Université de Kisangani.
Aujourd’hui, la RD Congo compte environ 123 universités et instituts d’enseignement supérieur (175 institutions jugées non viables avaient été fermées en mai 2015) mais le diagnostic que plusieurs observateurs font du système d’enseignement universitaire en RD Congo est sans appel : il souffre d’une crise de pertinence de son action. Sans détour ni faux fuyants, il est clair que dans leur gestion actuelle, nos universités, qu’elles soient publiques, privées ou communautaires en tant qu’institutions sociales de régénérescence ne jouent pas de façon significative le rôle de changement, d’innovation et de création.

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