Le 25 octobre 2007, déclenchement de l’affaire “Arche de Zoe”

Ce jour-là, l’association française “Arche de Zoe” (qui se dit être humanitaire) tente, sans succès, d’exfiltrer du Tchad vers la France 103 enfants, présentés comme orphelins du Darfour. L’opération, complètement illégale, échoue et met au grand jour un vaste réseau organisé depuis plusieurs mois.
Les enquêtes montreront que l’association “Arche de Zoe” avait obtenu des sommes de plusieurs milliers d’euros auprès de dizaines de personnes en France auxquelles étaient promises l’arrivée, sinon l’adoption, d’un orphelin originaire de la province soudanaise du Darfour (limitrophe du Tchad et déchirée par la guerre). Au total, 358 familles françaises avaient été impliquées en vue d’adoptions, et avaient versé des sommes parfois importantes.
Une vingtaine de familles françaises s’étaient alors constituées partie civile, ce qui avait conduit à la condamnation de 6 membres de l’Arche de Zoé. Ils furent jugés en correctionnelle à Paris du 3 au 12 décembre 2012 pour “escroquerie”, “exercice illicite de l’activité d’intermédiaire pour l’adoption” et “aide au séjour irrégulier”. Les deux principaux protagonistes (Eric Breteau et Emilie Lelouch) avaient écopé de 3 ans de prison (dont un avec sursis, ainsi que de 50.000 euros d’amende). Les quatre autres prévenus (le médecin Philippe Van Winkelberg, le logisticien Alain Péligat, la journaliste Agnès Pelleran et un membre de l’association resté en France, Christophe Letien) avient, quant à eux, été condamnés à 6 mois et un an de prison avec sursis. Enfin, l’association avait été condamnée à 100.000 euros d’amende et dissoute immédiatement.

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