Le 30 août 2003, retour de Me Azarias Ruberwa [alors un des quatre Vice-présidents de la RD Congo], à Kinshasa.

C’était à bord d’un avion de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) que Me Azarias Ruberwa (vice-président de la RD Congo et président du RCD-Goma) regagnait Kinshasa ce jour-la, après avoir menacé de quitter la transition. Ensuite, c’est aussi un hélicoptère de la Monuc qui l’avait conduit à son domicile sur les bords du fleuve Congo.
Pour la petite histoire, Me Azarias Ruberwa s’était retranché dans son fief de Goma depuis le 17 août de la même, demandant à grand bruit “l’arrêt de la transition politique”, suite au massacre des Banyamulenge dans un camp de réfugiés en territoire burundais (à Gatumba). Il avait d’ailleurs tenu responsable l’armée congolaise du massacre survenu le 13 août à Gatumba. Pendant les 2 semaines qu’il avait eu à passer à Goma, Me Azarias Ruberwa ne cessait de demander une “évaluation” de la transition. Mais la pertinence de son acte politique avait été noyée par les divergences d’analyses dans son propre camp, le RDC-Goma.
Les fidèles qui l’avaient accompagné dans sa retraite de Goma étaient pour la plupart revenus à Kinshasa, ne tenant aucun compte de la “suspension à la participation à la transition” demandée par leur président. Ils avaient d’ailleurs désavoué leur président en publiant un communiqué du Collège des fondateurs du RCD-Goma dans lequel ils affirmaient leur volonté “de poursuivre leur participation dans toutes les institutions de la transition. (…) L’évaluation de la transition exigée par Ruberwa doit obligatoirement se faire au sein des institutions de la transition”, précisait le communiqué. La classe politique dans son ensemble condamna aussi les déclarations et attitudes du président RCD-Goma. Me Azarias Ruberwa finit par regagner Kinshasa ce 30 août.

Laisser un commentaire