Le 30 août 1996, l’ONU confirme l’embargo sur le Burundi.

Ce jour-là, le Conseil de sécurité de l’ONU adoptait à l’unanimité la résolution 1072 qui approuvait les mesures d’embargo prises par les pays africains à l’encontre du Burundi. En outre, le Conseil de sécurité de l’ONU accordait, par cette résolution, 2 mois aux putschistes pour engager des négociations avec l’opposition. Tout était parti de juillet 1996 lorsque le major Pierre Buyoya était porté au pouvoir à la suite du putsch conduit contre le Président Sylvestre Ntibantunganya. Les pays de la sous-région s’étaient alors réunis à Arusha (en Tanzanie) pour statuer sur le cas du Burundi. Ils exigèrent le rétablissement de l’ordre constitutionnel, sous peine de sanctions. Et le 8 août, le Rwanda annonça la fermeture de ses frontières avec le Burundi. Cette décision entraîna l’isolement complet du pays, dont les frontières avec la Tanzanie et le Zaïre étaient déjà fermées. Le 16 août, les représentants des pays d’Afrique orientale réunis à Kampala (en Ouganda) décidèrent d’interdire l’entrée des putschistes burundais sur leur territoire, coupant ainsi le Burundi du seul aéroport d’Entebbe qu’il pouvait encore utiliser pour ses contacts avec l’extérieur.
En début septembre 1996, les effets de l’embargo se faisaient déjà sentir. Le pays ne pouvait ni importer ni exporter des biens et matériels, sauf pour des besoins humanitaires. Il fallait, par exemple, pour faire passer du cirage ou des sacs d’engrais, le déclarer pour du matériel humanitaire. Bien plus, le Burundi ne pouvait plus exporter son café, qui représente 75% de ses ressources en devises, à l’étranger. C’est seulement en janvier 1999 que l’embargo fut levé par la décision des chefs d’Etat de la région (Tanzanie, Kenya, Ethiopie, Ouganda, Rwanda, Zambie et Congo) réunis, encore une fois, à Arusha (en Tanzanie), ouvrant ainsi le Burundi de nouveau au reste du monde.
A retrouver également sur mon blog : www.babunga.alobi.cd

Laisser un commentaire