Le 23 juillet 2011, la justice congolaise réhabilite Simon Kimbangu. 

Ce jour-là, la haute Cour militaire de Kinshasa annule le jugement du Conseil de guerre de Thysville (actuellement Mbanza-Ngungu) du 3 octobre 1921 qui avait condamné à mort le prédicateur et symbole du nationalisme congolais, Simon Kimbangu. Dans son réquisitoire, le ministère public avait demandé à la haute Cour militaire de pourvoir à la révision du jugement prononcé par le Conseil de guerre de Thysville, au motif que ce procès avait violé toutes les règles des droits de l’Homme et tablait sur “l’inexistence” des faits reprochés aux condamnés.
Pour rappel, en 1921, Simon Kimbangu et ses disciples (Zola, Matuefueni Lenge, Nsumbu Daniel, Mbaki André, Mikala Mandombe et Philémon Matabenge) avaient été condamnés respectivement à la peine de mort et à des peines allant de 2 à 20 ans de servitude pénale principale pour “atteinte à la sûreté de l’Etat et à la tranquillité publique”. C’est à ce moment-là que Simon Kimbangu avait été emprisonné durant 30 ans, avant de décéder à la prison d’Élisabethville (actuelle Lubumbashi), en 1951, après avoir subi cent vingt coups de fouet par jour pendant les 30 ans de détention.

Laisser un commentaire