Le 30 mai 1965, une trentaine de religieux, dont sept (7) Frères blancs, sont exécutés à Buta par les rebelles Simba.

Après l’accession de la RD Congo à l’indépendance en juin 1960, des troubles et des mutineries avaient éclatées partout. Ces troubles ne se sont jamais éteintes et s’étaient même développés et amplifiés dans certaines régions ; l’une des plus virulentes en 1964 étant celle des “Mulele-Simba” dont Stanleyville (actuellement Kisangani) était l’épicentre dans la partie Est du pays. Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 mai 1965, une cinquantaine de religieux d’une mission de Buta furent pris en otage par les rebelles. Leur sort dépendait du colonel Makondo des Simba qui, au petit matin, ordonna de “massacrer tous les missionnaires de sexe masculin”. L’attente fut longue pour tous, surtout pour les hommes qui se demandaient si l’ordre serait exécuté.
Et à 17 h, une soixantaine de Simbas (la plupart jeunes), arrivaient avec des cordes et des bâtons et firent sortir 31 religieux, pères et frères. Ils les déshabillèrent, lièrent leurs bras derrière le dos et les emmenèrent à 400 m au bord de la rivière Rubi. Les Simbas firent descendre les hommes un à un jusqu’au bord de la rivière, leur donnèrent un coup de couteau au côté droit, un coup de machette sur le cou et les jetèrent à l’eau. D’autres rebelles en pirogue achevaient au fusil ceux qui réagissaient encore. Les religieux blancs assassinés étaient le Frère Léonard de Port-Maurice, le Frère Laurent-Joseph, le Frère Stanislas-Joseph (qui dirigeait les écoles d’Ango et de Baye), le Frère Bernard-Joseph (il venait de passer 15 ans au Congo-Kinshasa où il composa quelques ouvrages didactiques), le Frère Guido-Maria (qui dirigeait l’école technique de Baye), le Frère Gilbert-Francois (professeur à Bondo) et du Frère F. Hubert de Montfort (n’était arrivé au Congo qu’en 1963). Aucun corps ne sera retrouvé, sauf, une semaine plus tard, celui du Frère Laurent, sommairement enterré sur la berge.

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