Le 9 février 2001, mise en place d’une commission d’enquête internationale sur l’assassinat du Président congolais Laurent-Désiré Kabila.

C’était 3 semaines après l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila. Le nouveau Chef de l’Etat (Joseph Kabila) signa alors un décret instituant cette commission d’enquête, à l’initiative de l’Angola, le Zimbabwe et la Namibie, alliés militaires de Kinshasa. La présidence de la commission fut confiée à monsieur Luhonge Kabinda Ngoy (Procureur Général de la République à cette époque).
La commission travailla pendant environ 3 mois avant de rendre ses conclusions le 23 mai de la même année. “L’assassinat de Laurent-Désiré Kabila n’est pas un acte isolé. Il fait partie d’un coup d’Etat préparé. L’Ouganda, le Rwanda et le RCD-Goma ont travaillé ensemble”, avait fait savoir le Procureur Général de la Republique. Toujours selon lui, “des collaborateurs des services” des rebelles du RCD-Goma et de leurs alliés “étaient présents à Kinshasa et dans les pays voisins” au moment du meurtre. C’est la seule indication concrète qui avait été fournie de façon officielle par cette commission, qui avait toutefois admis que toute la lumière n’avait pas été faite sur cet assassinat. “Il y a des zones d’ombre que la commission n’a pas pu élucider”, avait précisé le procureur général, avant de confirmer que certaines des 155 personnes arrêtées sur ordre de sa commission s’étaient “évadées” dans les jours qui avaient suivi l’assassinat de LD Kabila.

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