Le 25 janvier 1986, prise de Kampala par les guérilleros de la NRA, commandés par Yoweri Kaguta Museveni.

L’acte fondateur de la rébellion de Museveni se produit le 6 février 1981. A la tête de 34 hommes (dont seulement 27 armés), le groupe de Museveni attaque victorieusement les baraques militaires de la ville de Kabamba, mettant la main sur de précieux stocks d’armes et de munitions. Aux côtés de Museveni, on trouve un jeune Rwandais. Un grand type, sec, autoritaire, intelligent, d’ethnie tutsi : Paul Kagamé. Le futur président du Rwanda se battra au côté de Museveni jusqu’à sa prise du pouvoir. Depuis son bastion de Lowero (à 60 km au nord de la capitale Kampala), Museveni met en application les techniques de guérilla apprises à l’école mozambicaine. Mais en imposant un strict code de conduite, il obtient le soutien de la population. Il crée la National Resistance Army (NRA). Museveni obtient le soutien ambigu du colonel Kadhafi.
Le 25 janvier 1986, après cinq ans de lutte armée, les soldats de la NRA entrent dans Kampala. Museveni, moustachu et sûr de lui, casquette sur la tête et chemise ouverte, fait une arrivée théâtrale, à bord d’une rutilante Mercedes, pour y prêter serment. Le nouveau président, âgé de 42 ans, promet “un changement fondamental” pour l’Ouganda. Mal connu, Yoweri Museveni n’était pourtant pas un inconnu. Il est né en 1944 à Mbarara (dans l’ouest du pays). C’est un “Munyankole” (de la caste aristocratique Hima) par son père, “Munyarwanda” par sa mère.

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