Le 8 décembre 2005, la société DGI de Dan Gertler signe une série de contrats avec la Minière de Bakwanga (MIBA). 

Ce jour-là, sous prétexte de “sauver la situation de la MIBA”, de nombreux contrats de joint-ventures furent signés (laissant seulement 49 % d’actions à la Miba et 51 % au partenaire) avec la Dan Gertler International Mining (DGI). Mais quelques mois après, tous ces accords avaient été vivement critiqués, car considérés comme une prise de pouvoir étrangère sur les ressources naturelles de la RD Congo au détriment du Gouvernement congolais. La Dan Gertler International Mining (DGI) appartient à l’homme d’affaires israélien Dan Gertler (il est âgé de 42 ans), qui a toujours été qualifié de “roi de l’offshore au Congo” : sa fortune est dans les paradis fiscaux, mais ses intérêts sont en RD Congo où, selon plusieurs rapports, il a prospéré à l’ombre des Kabila père et fils. Aujourd’hui, il est à la tête d’un empire minier aussi vaste qu’opaque en RD Congo. Depuis 2012, il est dans le viseur du Fonds monétaire international, des ONG et le think tank de Koffi Annan, “Africa Progress Panel”, qui l’accusent de “pillage” et de corruption.
En avril 2007, une commission pour la révision des contrats miniers avait été créée. Elle avait pour mandat “d’examiner les contrats de partenariat et leur impact sur le redressement de la MIBA et le développement national, de proposer, s’il échéait, des modalités de leur révision en vue de corriger ainsi les déséquilibres constatés et les vices y rattachés”. Elle devait également faire des recommandations en vue d’éventuelles révisions de contrats et corrections de déséquilibres. Le rapport officiel de cette commission, rendu public en mars 2008, confirmait que les six contrats avec la MIBA étaient à renégocier. À titre d’exemple, la commission estimait que les participations de 51 % à Dan Gertler et 49 % à la MIBA avaient été “attribuées arbitrairement, dans un contrat accordé en sous-main, sans que le véritable apport des deux parties ait été chiffré”.

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