Le 13 septembre 2005, la justice militaire congolaise émet deux mandats d’arrêt contre Laurent Nkunda et Jules Mutebutsi.

CE JOUR-LÀ… 13 septembre, comme aujourd’hui…

Le 13 septembre 2005, la justice militaire congolaise émet deux mandats d’arrêt contre Laurent Nkunda et Jules Mutebutsi.
Ce jour-là, deux mandats d’arrêt sont émis par la justice militaire de l’auditorat général des Forces Armées Congolaise (FAC, à l’époque) contre Laurent Nkunda et Jules Mutebutsi. Ils étaient accusés de la création d’un mouvement insurrectionnel, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Les crimes qui leur étaient reprochés étaient principalement ceux de Bukavu, qui avaient eu lieu un an auparavant, en 2004. Ces mandats avaient aussitôt été transmis aux autorités rwandaise et ougandaise, ce qui leur donna un caractère international. Au même moment, Laurent Nkunda et Jules Mutebutsi furent destitués de leurs rangs respectifs de général et colonel au sein des FAC.
Aussitôt après ces deux mandats, les autorités rwandaises avaient procédé à l’arrestation de plusieurs collaborateurs de Laurent Nkunda réfugiés au Rwanda, certainement sous la pression des Etats-Unis qui venaient d’organiser, quelques jours plus tôt, la réunion sécuritaire tripartite RD Congo – Rwanda – Ouganda. La major Séraphin fut alors capturé à Bukavu puis, quelques jours après, le Rwanda annonçait avoir arrêté 47 “rebelles” alliés à Laurent Nkunda sur son territoire, dont Monsieur Net, le docteur Gasana, maître Bertrand Bisimwa, le colonel Moses et Patient Mwendanga. Ce dernier, ayant une double nationalité, avait été extradé en Europe et les 4 autres livrés à la police congolaise à Bukavu. Quant au colonel Mutebutsi et d’autres officiers ayant participé à l’attaque de Bukavu, ils avaient également été “arrêtés” et retenus en détention par les autorités rwandaises. En dépit du mandant d’arrêt, Laurent Nkunda était resté très actif et en liberté, même si les autorités gouvernementales de la province du Nord-Kivu, l’armée congolaise, et les forces de maintien de la paix des Nations Unies connaissaient les lieux où il se trouvait. Des journalistes locaux et des sources de la société civile avaient à l’époque fait état de ses visites fréquentes à Goma. C’est seulement en janvier 2009 que Laurent Nkunda avait été affaibli par un putsch interne mené par son chef d’état-major (le général Bosco Ntaganda), qui l’avait “limogé” pour “mauvais leadership”, le poussant à s’exiler au Rwanda.

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